Comme chaque village, Jarcieu a son cimetière. 

Tout d’abord implanté près de l’église, pour des raisons évidentes de « commodité ! », lors des célébrations funéraires, il deviendra bientôt trop petit et le conseil municipal décidera de le déplacer en lieu et place actuels. 

L’ancien cimetière sera « fermé » en 1865, mais le transfert sur le nouvel emplacement ne s’effectuera qu’en 1873.

En parcourant, les allées des lieux, on constate, sur beaucoup de tombes du 19ème siècle, une forte mortalité infantile. De nombreuses anciennes familles du village apparaissent dont certaines, ont encore des descendants résidant à Jarcieu. 

L’éloignement du cimetière a aussi posé le problème du transport des cercueils. 

Lors du 19ème siècle jusqu’au début du 20ème , les sépultures étaient « véhiculées » sur un brancard « portatif » le tout recouvert d’un drap mortuaire. 

En 1913, Jarcieu se dote d’un corbillard à cheval. Louis Perrot, bourrelier de son état, conduira l’attelage funéraire pendant un certain nombre d’années. 

Le cimetière, outre sa fonction première, est aussi un lieu précieux d’informations sur le passé. 

Durant nos visites, nous avons pu approfondir et confirmer certaines de nos recherches .

Ce lieu de recueillement et de respect est aussi comme « un livre ouvert » sur l’histoire de nos aïeux et de notre village de Jarcieu. 

A voir ...

Le cimetière de Jarcieu recèle, en particulier, deux tombes originales sculptées en relief, un vrai travail d’artiste !

L’une d’elles aurait été édifiée en honneur et remerciement du curé Roux qui a légué tous ses biens à la commune pour les distribuer aux pauvres. Un bureau de bienfaisance a d’ailleurs été créé à cette occasion pour recevoir et répartir ce legs. 

Ces deux sépultures font partie du patrimoine de notre village et il semble important que chacun les connaisse.